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🤯 La période est tendue pour la maraîchère que je suis.


C’est maintenant que tout doit être planté, pas le temps de lambiner.
C’est le moment où la pépinière doit se vider et où les plants impatients doivent se retrouver aux champs.
Il n’y a pas d’autre alternative, c’est ici que se joue la saison qui arrive.


J’ai refait 1 fois, 3 fois, 15 fois le schéma des cultures, changé, modifié, bouleversé tout ce que j’avais planifié.

Parce qu’on n’est sûr de rien, parce que la saison est trop chaude, trop sèche, parce que les plants poussent trop vite. Je n’ai même plus vraiment ni le temps ni l’espace cerveau disponible pour réfléchir. Je suis fatiguée, éreintée et quand je ferme les yeux, je vois des plans de culture partout.


Comme si ça ne suffisait pas, une sécheresse énorme est annoncée chez nous cette année.

Ici, la terre est craquelée comme en plein été et l’eau commence déjà à faire défaut. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe en Inde pour comprendre que nous avons dépassé les limites. Que l’année sera inédite, dans le mauvais sens du terme.


La terre brûle, elle brûle de notre égoïsme, elle brûle de notre satiété à la dévorer.
Alors planter semble être la nécessité pour résister, histoire de ne pas rester les bras croisés avant que n’arrive la canicule, avancer dans un monde qui recule.


Planter, mais peut être sans résultat, parce que faire pousser la vie ne suppose pas qu’elle vous le rendra.
Alors, à tous ceux qui m’envoient des messages de manière compulsive, qui s’agacent parce que je ne serais pas assez loquace, venez prendre ma place !


Vous verrez que lorsqu’on travaille avec le vivant, lui seul donne le tempo et que je ne pourrai pas vous faire une réponse claire avant d’avoir pu prendre un peu de repos. 😓