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🥵 41 degrés à l’ombre, (c’est fou, c’est trop…)


Il n’y a pas grand chose qui résiste à une telle violence de chaleur.
Des températures extrêmes qui sont d’autant plus problématiques qu’elles arrivent tôt dans la saison. L’été n’est même pas encore officiellement arrivé ! Certains légumes ne sont pas encore suffisamment implantés et d’autres viennent tout juste de germer…


La différence fondamentale entre une canicule de mois de juin et une canicule de mois d’août, c’est le temps d’ensoleillement : les jours sont bien plus longs en juin. Ce qui rend le phénomène encore plus virulent.
Rappelons qu’il y a 15 jours à peine, on flirtait avec la gelée, avec seulement 4 petits degrés. Ça a d’ailleurs coupé ma récolte de haricots : toutes les fleurs sont tombées.


C’est toute l’agriculture qui est touchée, les céréaliers peinent à récolter leur blé qui menace de s’embraser à la moindre étincelle, les éleveurs craignent pour leurs animaux qui pourraient ne pas survivre au coup de chaud.
Quant à moi, je ne sais pas quels légumes supporteront un tel écart de la saison, je n’ai encore jamais connu, dans mes champs, de températures aussi excessives.


Je ne considère pas le travail de la terre comme un combat, mais il faut avouer qu’il faut parfois soi-même lutter pour tenter de la protéger. Se mettre dans la fournaise, essayer d’éteindre les braises.
Il n’y a pas grand chose à faire, hormis arroser pour tâcher de faire descendre la pression de chaleur au maximum et attendre le retour de températures plus clémentes.


Enfin, je voudrais dire à tous les cols blancs qui, du haut de leur bureau climatisé, vont savamment nous expliquer qu’il vaut mieux pailler plutôt que d’arroser ou de faire ceci plutôt que cela : le monde paysan va surtout faire ce qu’il peut, s’efforcer de sauvegarder ses cultures, tenter de sauver votre nourriture, votre futur.